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Mise à jour économique du gouvernement Trudeau. Rien de rassurant pour l’aérospatiale et le transport aérien.

30 novembre 2020- Alors que l’aide pour le transport aérien ne devrait pas se concrétiser avant le prochain budget, le secteur aérospatial ne figure pas sur la liste du gouvernement fédéral, des secteurs le plus durement touchés par la pandémie. Deux situations inacceptables qui risquent de mener à de nouvelles pertes d’emplois et de compromettre la survie du secteur aérospatial au Canada.

Transport aérien

« Après bientôt 10 mois de crise, toujours rien, se désole David Chartrand, coordonnateur québécois du syndicat des Machinistes. Pendant ce temps, de plus en plus de travailleuses et travailleurs souffrent. Le gouvernement fédéral avait pourtant mentionné à plusieurs reprises qu’il reconnaissait l’urgence de la situation et qu’un plan s’en venait. Ça me fait dire qu’il est actuellement incapable de négocier un plan d’aide avec les compagnies aériennes. »

Secteur aérospatial

Du côté du secteur aérospatial, l’industrie ne figure pas sur la liste du gouvernement fédéral, des secteurs le plus durement touchés par la pandémie.

« Partout au Canada on reconnait que l’aérospatiale est un pilier de l’économie canadienne et qu’il est un secteur stratégique de haute importance, explique David Chartrand. Déjà avant la pandémie on savait que sans une politique pancanadienne de l’aérospatiale, la survie de l’industrie serait compromise. C’est encore plus vrai avec la pandémie de COVID-19 et ça, seul le gouvernement Trudeau ne semble pas le comprendre. »

Selon une étude du cabinet-conseil Roland Berger, au sujet de l’avenir de l’aérospatiale au Canada, l’absence d’une stratégie pancanadienne pour le secteur aérospatial pourrait provoquer la perte de 18 000 à 20 000 emplois à court terme (2 à 4 ans) et de 45 000 à 50 000 emplois à moyen terme (5 à 8 ans). L’absence de plan, toujours selon l’étude de Roland Berger, mènerait à la perte des capacités du secteur et une réduction de la valeur annuelle des exportations variant de 12 à 18 milliards.

« Pour relancer notre économie et garantir le financement du filet social et des services publics qui nous permettent de passer au travers des périodes de crise comme celle que nous vivons en ce moment, nous avons besoin d’une économie solide et innovante avec de bons emplois, soutient David Chartrand. C’est ce que pourrait représenter l’aérospatiale et le transport aérien si seulement le gouvernement Trudeau avait la volonté politique d’y investir de la bonne façon.»

Certaines mesures du gouvernement fédéral méritent tout de même d’être saluées, alors qu’il s’est engagé à prolonger la subvention salariale d’urgence, à bonifier son aide aux familles et à maintenir ses efforts en matière de santé publique pour combattre la pandémie.

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