Réaction du Syndicat des Machinistes sur le remplacement des CC-144 Challenger de l’Aviation royale canadienne (ARC) par le gouvernement Trudeau

Choisir notre économie et nos emplois plutôt les économies de bouts de chandelles
 

Montréal, 5 novembre 2019– Le gouvernement Trudeau doit envisager sérieusement l’option de remplacer les CC-144 Challenger de l’Aviation royale canadienne (ARC) par des avions neufs et fabriqués ici. 

Un Challenger CC-144 photographié à Ottawa en 2007. Photo: Bruce Way

« Au Québec, nous sommes reconnus à travers le monde pour développer et fabriquer d’excellents avions. Ce serait la moindre des choses que le gouvernement fédéral témoigne de sa confiance envers nos travailleuses et nos travailleurs et de notre expertise aérospatiale en choisissant les avions que nous fabriquons. » – David Chartrand, Coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes.
 
Le gouvernement canadien pourrait ainsi combler ses besoins sur le long terme tout en s’assurant de générer des retombées économiques chez nous.

 « Il ne faut pas voir ça uniquement comme une dépense, mais aussi comme un investissement. En commandant des appareils neufs et fabriqués ici, le Fédéral choisirait d’investir dans notre économie, tout en favorisant le maintien et la création de bons emplois au Québec. D’ailleurs, en stimulant l’activité économique sur son territoire, le gouvernement Trudeau récupérerait une partie des sommes investies en taxes et en impôts. » – David Chartrand, Coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes
 
Ottawa doit apprendre de ses erreurs et se doter d’une stratégie d’approvisionnement efficace

Selon certaines sources, des documents gouvernementaux remontant à 2016 avancent qu’Ottawa pencherait vers l’achat d’appareils usagés.

« Nous avons suffisamment vécu d’histoire d’horreur en achetant du matériel usagé pour douter de l’efficacité de ce genre. Nous avons qu’à nous rappeler l’achat des quatre sous-marins usagés en 1998. Acheté au coût de 750 millions de dollars les nombreux travaux réalisés de 1998 à 2017, pour rendre ses sous-marins opérationnels, avait fait grimper la facture à 2,6 milliards. »   
– David Chartrand, Coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes
 
Que ce soit pour le remplacement des CC-144 Challenger ou des CF-18 de l’ARC, nous croyons nos choix devrait être orienté en fonction de nos intérêts.

« Il me semble que c’est la moindre des choses d’exiger qu’on cherche à prioriser nos intérêts comme société, comme citoyens et comme travailleurs lors de l’octroi de contrats publics. En se dotant d’une stratégie d’approvisionnement réfléchi sur le long terme et cohérente sur le plan économique, on pourrait s’enrichir collectivement tout en s’assurant de ne pas répéter les erreurs du passé. » – David Chartrand, Coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes

La réaction du Syndicat des Machinistes survient à la suite d’un article publié par le journaliste Sylvain Larcoque du journal de Montréal. (Cliquez ici pour lire l’article)

Le Syndicat des Machinistes (AIMTA) est le plus important syndicat au monde en aérospatiale avec plus 184 000 membres répartis sur 1 000 conventions collectives. Actif au sein de l’industrie aérospatiale québécoise depuis 1940, l’AIMTA représente aujourd’hui 65% des travailleurs et des travailleuses syndiquées du secteur. Nous retrouvons entre autres des membres des Machinistes chez Bombardier, Airbus, Rolls-Royce, Héroux-Devtek, Safran Landing, L3-Harris, AJ-Walter, Air Canada, Air Transat.
 
Pour plus d’informations:
Guillaume Valois
Bureau: (514)-332-1912
Cell: (514)-966-0915
g.valois@aimta712.org 

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